Résumé des parties Side Off

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Résumé des parties Side Off

Message  Zarkias le Dim 23 Déc - 1:09

Suite à la réussite de braves aventuriers ayant réussi à défaire Drakus dans les sous sols de la demeure de Keleri Dévérin à Magnimar, la fameuse "Etoile de Desna" nécessaire au Festival Swallow Tail est acheminée par la guerrière humaine Diana et le multitâche gobelin Nan'ky vers Pointesable au moyen d'un navire marchand.
Au port de Pointesable, les deux aventuriers font la rencontre du barde humain Roger, du prêtre humain Shoram, du rôdeur humain Montoya et du druide gnome Pied-Bois.

La mairesse Kendra Dévérin, soeur de Kéléri veille à prévenir le capitaine de la garde, Bélor Hemlock, de sorte que le gobelin puisse survivre dans cet environnement humain hostile. En effet, la mauvaise réputation générale des gobelins ainsi que le ressentiment des habitants vis à vis de ces peaux vertes aux activités nuisibles en recrudescence ces derniers temps n'est pas pour faciliter l'intégration de cet aventurier particulier.

Kendra missionne ensuite Diana et Nan'ky pour aider à comprendre, justement, les récents troubles gobelins et essayer de régler le problème, si possible avant le festival Swallow Tail dans 3 jours... et à défaut donner un coup de main pour la sécurité des paysans. Très vite, le groupe de six aventuriers est constitué et quitte la ville après de rapides préparatifs.

Les aventuriers trouvent la piste d'éclaireurs gobelins et la remontent, apprenant au passage que des harpies ont élu domicile dans les quelques pics montagneux de Ravenroost, au Nord Est de Pointesable. La piste suit le cours de la rivière Turandarok jusqu'à la forêt de Tickwood où ils montent le camp. La nuit s'avère agitée alors que le camp est traversé par des nuées d'araignées fuyant un danger inconnu. Plus tard ils entendent des bruits à leur glacer les sangs alors que certains reconnaissent la signature de mystérieux chapeaux rouges, des lutins maléfiques et particulièrement vicieux. Au milieu de la nuit un groupe d'homunculus passe à côté du camp en ignorant le groupe déjà secoué.

Au petit matin, inquiets, ils reprennent la piste des gobelins qui change brusquement de trajectoire et file vers le nord. Peu de temps après, ils tombent sur trois cadavres de gobelins littéralement massacrés à la faux. Les traces indiquent qu'un survivant a continué en direction de la forêt de Shankswood. Au terme de la piste, le groupe finit par repérer des sentinelles gobelines et parviennent à initier le dialogue grâce au parler gobelin de Nan'ky. Ils sont menés à un camp renforcé et complètement gavé de gobelins comme si ces derniers s'entassaient contraints dans une zone trop réduite et comprennent après quelques discussions avec le chef gobelin de la tribu des Seven Tooth que les habitats gobelins de la région sont menacés par des sources multiples. Sans que toute la lumière soit faite sur ces sources, cela explique la fuite de gobelins vers cette place forte. Les chapeaux rouges de la forêt de Tickwood est un exemple de menace: alors qu'une Dryade nommée Akoni protégeait les lieux et permettait aux gobelins d'y vivre, l'arrivée de ces lutins maléfiques a perturbé l'équilibre lorsque ces derniers ont empoisonné l'arbre tutélaire d'Akoni.

Les aventuriers négocient des gobelins qu'ils cessent leurs attaques en échange de nourriture, ce qui est accepté avec un bémol: toutes les tribus ne sont pas présentes et cet accord reste donc partiel bien que de bon augure. Cela règle le soucis des troubles au nord mais le sud et les environs des fermes reste problématique. C'est avec ces considérations que le groupe rentre à Pointesable en avertir la mairesse. Nan'ky quitte le groupe pour assurer la livraison de nourriture aux gobelins Seven Tooth tandis que les autres rejoignent les abords des fermes du côté des plateaux d'Ashen Rise où des Stirges ont attaqué quelques têtes de bétail.

Le groupe retrouve la grotte dont s'échappaient les Stirges. Après une descente en rappel compliquée séparant le groupe en deux, ils parviennent difficilement à nettoyer une première salle. Un plus grand groupe de Stirge se trouve plus loin mais cette fois les aventuriers sont préparés. Malgré la présence surprise d'une nuée de chauve-souris et d'une ghoule, ils parviennent à totalement nettoyer les environs immédiats. Pantelants mais fiers d'avoir accomplit leur première quête, ces nouveaux compagnons décident de se replier pour un repos bien mérité au niveau du petit hameau voisin qui les gratifie d'une récompense pécuniaire ainsi que du gîte et du souper. Mais alors que la tension retombe, une question mise de côté leur occupe l'esprit: "Mais que faisait une ghoule dans cet endroit ?"

Une question qui ne trouverait pas de réponse immédiate car le lendemain se déroulerait le Festival Swallow Tail tant attendu qui marque le début de l'automne. Ce festival tire son nom d'une espèce de papillon très colorée présente dans une fameuse légende liée au culte dédié à la déesse Desna.
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Re: Résumé des parties Side Off

Message  Zarkias le Dim 23 Déc - 1:10

en complément, voici ce que vous avez pu apercevoir, pour ceux qui savent lire, dans mon recueil de notes, resté ouvert; la fatigue des jours précédents ayant eu raison de moi avant que je ne le remise dans mon sac.

Si la terrible nuit qui mit fin à mon adolescence vient encore parfois hanter mes rêves, désormais plus paisibles, six années se sont déjà écoulées depuis que mon Maître m'a tiré de la misère. C'est à lui que je dois mon amour du violon, qui m'a valu d'être recruté par Cyrdak Drokkus, le fier propriétaire du Théâtre de Pointesable. où je trouve aujourd'hui refuge.
Lors des 3 derniers mois, j'ai pu apprendre à connaître les quatre familles fondatrices de Pointesable:
les Valdemar, propriétaires du chantier naval et de la plupart des bâteaux, qui ont tenté avec plus ou moins de bonheur d'investir dans une scierie et de faire prospérer un camp de bûcherons;
les Scarnetti qui possèdent le moulin et font prospérer l'industrie du bois;
les Kaijitsu, propriétaires de la verrerie, le fleuron de l'industrie de Pointesable;
et enfin les Déverin, et en particulier Kendra Deverin, la maire aux cheveux de feu dont la famille, spécialisée dans le fermage, veille traditionnellement au destin de la ville depuis sa fondation.

En cette mâtinée paisible, me promenant comme à mon habitude sur le port en quête de nouvelles rencontres, je remarquai un robuste forestier, sans doute même un trappeur, à en croire les peaux qu'il s'essayait à vendre. Son attirail martial, épée et main gauche, fixa mon attention. A quelques pas de là, un gnome étrange parlait à une corneille, qui semblait le comprendre. Je décidai d'aller à leur rencontre lorsqu'un soudain brouhaha agita le port : un navire s'apprêtait à accoster. Je distinguais bientôt une femme à la longue chevelure rousse, au port altier, qui avait pris le risque de prendre la mer dans une armure lourde. La garde raffinée d'une grande épée emmaillotée dépassait de son épaule gauche, tandis qu'elle prenait appui sur un glaive non moins impressionnant pour descendre de l'embarcation. Trottinant à ses côtés, une petite créature grimaçante au regard inquisiteur venait compléter cet étrange tableau. Il me sembla brièvement apercevoir l'éclat d'une lame sous sa veste de cuir. De sa main leste, je le vis repousser à la hâte dans sa poche un petit tube métallique. Des outils de voleur.
Ah ! me dis-je alors, voici donc que Pointesable se met à ressembler à Magnimar !

Ce couple étrange passa devant moi et je remarquais une rose écarlate sur la poitrine de cette noble combattante. Tiens, pensais-je, en voici une qui aura échappé à la traîtrise de la controversée reine Arabasti de Korvosa. Je tentai de la prévenir de la défiance des autochtones envers les gobelins, mais on m'en laissa à peine le temps. Un silence se fit lorsque Kendra Deverin vint à sa rencontre, en saluant au passage l'ancienne historienne et prophétesse varisienne, Niska Mvashti.
Un reflet lumineux m'aveugla brièvement : le reflet su soleil sur le symbole sacré de Shoram, le prêtre tatoué Shoanti de Sarenrae.
Niska leva sa main ridée en réponse au salut de Kendra, masquant comme par inadvertance cet éclat qui brouillait ma vue quelques secondes plus tôt. Son regard encore vif croisa le mien et je compris alors que mon destin allait basculer.

Effectivement, à peine une heure plus tard, j'étais attablé dans l'établissement d'Ameiko Kaijistsu, que Cyrdak appréciait si peu, l'auberge le dragon rouillé.

Autour de moi, Rojer Tarvenier, modeste joueur de violon et compteur, étaient assis celle et ceux qui allaient devenir mes compagnons d'aventure :

le druide gnome Pied-de-Bois, au corbeau qui parle. Très peu habile au maniement de la lance, mais expert pour manipuler la foudre et foudroyer ses ennemis.

Le prêtre Shoanti Shoram, aussi habile à châtier ses adversaires par le feu, qu'à canaliser la magie divine soigner ses amis

Le ranger humain Montoya qui, après les 3 jours que je viens de passer en sa compagnie, n'a laissé aucune des cibles qu'il avait désignées repartir en vie.

La Guerrière humaine Diana qui, bien que sévèrement blessée, s'est interposée au péril de sa vie pour éventrer un mort qui marchait encore, et avait la ferme intention de remplir de ma chair ses intestins nauséabonds

et enfin, le voleur gobelin Nan'ky, dont l'intrépidité et le sens de la diplomatie nous ont permis de renouer le dialogue avec les tribus gobelines agitées des environs.
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Re: Résumé des parties Side Off

Message  Zarkias le Dim 23 Déc - 1:10

Voici la suite des mémoires de Rojer Tavernier, qui décrivent les séances 2 et 3...

A l'issue de la fête de Pointesable, de mon humiliant échec au concours de violon et du lâcher de papillon, nous empruntâmes le chemin du retour vers le centre de la cité. Des partisans de Calistria, hilares, semblaient se réjouir d'un mauvais tour qu'ils auraient joué. Conscients qu'ils tentaient sans aucun doute de nous provoquer, comme ils le faisaient désormais si souvent avec Gorki, l'éboueur demi-orque et ses congénères, nous décidâmes de goûter à un repos bien mérité.
Au matin, notre enthousiasme de la veille fut douché par la disparition du grand prêtre de Sarenrae. Par égard pour notre compagnon le prêtre, tout autant que pour satisfaire nos élans de bienveillance, nous décidâmes de nous lancer à la recherche du supérieur de Shoram. Kendra Devrin ne put nous recevoir car elle s'était absentée très tôt pour aller chercher de l'aide.
Il s'est passé tellement de choses depuis, que mon esprit est un peu embrouillé à l'heure où je couche ces notes sur le papier, mais il me semble qu'elle souhaitait réunir des fonds pour honorer sa promesse de nourrir les tumultueuses tribus gobelines, qui s'égaillaient dans la contrée alentour.
Après avoir questionné sans grand succès Belor Hemlok, le chef de la garde shoanti de Pointesable, nous nous lançâmes sur la piste de l'homme d'église, oubliant pour quelques temps les gobelins. Notre attention se porta sur les suspects les plus évidents : les Calistriens, auxquels le prêtre s'était opposé, refusant catégoriquement qu'ils implantent le culte d'une déesse de la luxure et de la vengeance. Il paraissait cependant compliqué de les surveiller, les suivre discrètement, ou les interroger sans mettre le feu au poudre. Diana, qui ne les portaient pourtant pas dans son coeur, nous fit très justement remarquer que nous n'étions pas légitimes pour mener un interrogatoire « musclé », en l'absence de réelles preuves,
Nous quittâmes finalement la ville en direction d'un lieu isolé, guidés par le témoignage d'un ivrogne, qui se rappelait avoir eu très peur la veille au soir, Nous fîmes aussi un détour pour examiner le charnier, dans lequel ne restaient que des corps de gobelins, alors que les morts d'origine humaine semblaient s'être relevés.

Lorsque je lirai mes notes à mes amis autour d'un bon feu crépitant, ils me corrigeront si mes souvenirs se sont emmêlés...

S'en suivit une longue enquête qui nous amena à pister des goules, nous occasionna de nombreux affrontements, plus ou moins dangereux face à ces morts-vivants. Notre périple s'enlisa dans les marais, le long des rivières et dans les souterrains, L'enquête balbutiait. En insistant, nous entendîmes parler d'une redoutable guenaude aquatique, mais nos questions auprès des deux sages de la ville révélèrent que cette créature, si elle était extrêmement malfaisante, n'était pas versée dans la nécromancie pour autant. Mais quel était donc le lieu le plus approprié pour se fournir en cadavres sans éveiller l'attention ? Cette réflexion nous guida finalement jusqu'au sanatorium.
Là, plusieurs patients avaient contracté la fièvre des goules. Nous suspectâmes tout d'abord un empoisonnement de l'eau, avant d'interroger les gardiens, pour découvrir que l'établissement possédait son propre cimetière.
Nanki, toujours aussi convaincu de son grand talent pour la dissimulation, proposa de se dissimuler pour débusquer d'éventuels trafiquants de cadavres. Tel fut surpris qui croyait surprendre ! Fort heureusement, le voleur ne céda pas à la panique, alors que des goules se ruaient sur lui. Se remémorant le conseil de Shoram, l'agile gobelin, peu incommodé par l'obscurité, retrouva le chemin de sa bouche, et siffla de toutes ses forces. Le son strident déchira la nuit et nous tira précipitamment de notre torpeur. Nous nous ruâmes à son secours.
Après avoir détruit les goules, nous suivîmes les traces à la hâte. Après quelques minutes, nous distinguâmes quelques pas devant nous un blême et un zombie impressionnant, qui tiraient chacun un corps. Ils semblaient obéir à un homme vêtu de hardes, qui les devançaient de quelques enjambées. Celui-ci stoppa sa progression, se retourna, et lança ses sbires contre nous. Alors que nous nous préparions à recevoir leur charge, il leva les bras, et les deux cadavres s'animèrent. Il fallut bien tous les éclairs et toutes les invocations de Pied de Bois, l'efficacité des coups opportuns et puissants de Diana, la vierge grise qui se déchaînait ; les soins toujours à propos de notre prêtre, parfois au péril de sa vie, les assauts sournois de Nanki qui transperçait sans relâche de sa rapière les chairs putréfiées. Mes doigts, eux, dansaient toujours plus vite sur les cordes et ma main s'engourdissait sur l'archet, afin que les plaintes nocturnes du violon encouragent toujours plus mes valeureux compagnons.. Finalement, nous prîmes le dessus, et les morts retrouvèrent la place qui aurait toujours dû être la leur.
Sur la dépouille du nécromancien, nous récupérâmes un livre de sort et une simple clef, sans signe distinctif. La nuit fut courte, mais elle nous permit de savourer notre victoire et de récupérer de nos blessures. Après un frugal déjeuner, nous apprîmes la mort étonnante de l'un des malades, dont la condition s'était brutalement aggravée. Il s'agissait du malfrat Grayst Sevilla, accusé de meurtre, mais confié au sanatorium plutôt qu'au geôlier de Pointesable, car son manque de lucidité et la folie qui l'animait l'empêchaient pour l'instant de passer aux aveux. Nous décidâmes de laisser le prêtre sur place pour prendre soins des malades, pendant que nous retournerions à la ville, pour rendre compte de nos avancées.
Kendra Devrin n'était pas revenue. Belor Hemlock s'enquit de nos progrès pendant que Nanki tentait d'en apprendre plus auprès de ses pairs. Ses contacts lui apprirent que Sevilla jouissait de longue date de la réputation d'un fieffé coquin, mais qu'aucune de ses exactions ou de ses larcins ne l'avaient auparavant amené à tuer. D'autre part, il se serait particulièrement bien entendu avec le chef de la garde, ce qui lui aurait valu des passe droits dans les mois précédents.
Nous revînmes vers Belor, dans l'espoir de l'amener avec tact à nous en dire plus sur ses relations inappropriées avec ce bandit. Il se montra peu loquace. Nous allions repartir bredouilles lorsque la guerrière, se souvenant qu'il avait été nommé à ce poste par Kendra, l'attrapa par l'épaule pour un entretien en privé. Elle apprit ainsi que Grayst avait rejoint l'organisation controversée des Sczarnis.
Il se serait installé dans la proche campagne de Pointesable, où il aurait été découvert récemment, couvert de sang, armes à la main, dans une ferme de cougar creek, dont les habitants n'avaient jamais été retrouvés. Bref, le suspect idéal.
Autre fait notable, un récent navire avait débarqué de nouveaux partisans de Calistria, renforçant de ce fait leur présence et resserrant leur pression sur la ville. La colère grandissante qui dénonçait la nourriture gaspillée à ravitailler les gobelins échauffait les esprits, et les propos venimeux des calistriens n'étaient sans doute pas étrangers à cet état de faits.
Nous prîmes le temps de nous renseigner sur leurs allées et venues. Notre de désir de retrouver le prêtre n'avait pas faibli. Nos recherches nous guidèrent vers le phare et la presqu'île au nord de Pointesable, là même où un tueur en série, le découpeur, avait élu résidence quelques années plus tôt. Beaucoup de Calistriens traînaient effectivement dans les environs. Ils nous laissèrent approcher jusqu'à la sinistre bâtisse du tueur macabre au funeste destin. La porte était barrée, mais cela n'entrava pas notre souhait d'en apprendre plus. Nous espérions secrètement que le grand prêtre de Sarenrae était retenu prisonnier dans ce taudis, en attente du secours inespéré que nous représentions.
Ne nous attendaient que les cendres d'un ancien autel calciné, dédié à la sombre divinité ailée qui avait peut-être inspiré Jervis Stout, alors qu'il était plus connu pour ses magnifiques sculptures d'oiseaux en bois, que pour la cruauté des meurtres qui lui vaudraient son surnom.
Nous retournâmes vers Pointesable, non sans que deux calistriens s'engouffrent dans la bâtisse, avides de voir ce que nous avions pu y découvrir.
Nous réussîmes à rencontrer Gorki l'éboueur demi orque, et malgré son hostilité initiale, à le convaincre de faire surveiller les Calistriens par ses hommes, contre rémunération.
Après étude, le livre de sorts découvert après le combat au sanatorium recelait deux sortilèges occultes assez rares, alignement indétectable, ainsi qu'un rituel d'animation de cadavres décomposés en goules. De l'occultisme plutôt que de la magie divine ? Si peu de sorts ? Et surtout, un adversaire dont nous étions finalement venus à bout assez facilement, et qui ne semblait pas avoir l'envergure suffisante pour animer les 18 goules à la volonté propre que nous avions aperçues quelques jours plus tôt ? Nous décidâmes de retourner vers le sanatorium pour suivre les traces de celui que nous pensions désormais être un lieutenant du nécromancien.
Nous fîmes halte près de la falaise où les papillons à la gloire de Desna avaient été lâchés, dernier endroit où l'on avait vu le prêtre avant sa disparition. Le druide envoya son corbeau à la recherche d'un corps ou de grottes au bas de la falaise. Nous découvrîmes simplement que des reefclaws, aberrations chaotiques et hybrides de homards et d'anguilles, s'étaient regroupés sur la plage.

Au sanatorium, Après avoir observés de plus près les effets et le corps du lieutenant, nous parvînmes à le relier au culte d'Urgathoa la Princesse Pâle, la déesse de la gloutonnerie, des maladies et des morts-vivants.
Plus déterminés que jamais, nous remontâmes patiemment la piste jusqu'à une cabane en bois. Notre gobelin empoigna la clef et testa la serrure. La clef correspondait, mais la porte était déjà ouverte. Une lumière magique sur son arme, Diana l'épaula pour se se glisser à l'intérieur, et tomber dans une embuscade tendue par 4 gobelins qui les encerclaient, galvanisés par un barde de leur peuple. Le combat s'engagea. Le temps que je reprenne mes esprits, les coups pleuvaient, même si je ne distinguais pas grand chose de ce qui se tramait dedans. Impossible de venir prêter main forte à mes amis, qui me paraissaient en très mauvaise posture, à tel point que Shoram plongea dans la mêlée pour soigner Nanki. Plus prompt que moi, le druide gnome se glissa à l'intérieur en me passant sous le nez, il fila vers un côté et je le perdis de vue. Lorsque je parvins enfin sur le palier de la porte, la guerrière tenait seule en respect 3 gobelins sur le coté droit, pendant que le prêtre et le voleur étaient menacés par les deux autres sur le côté gauche. Confiant en la bonne étoile qui avait toujours accompagné Diana jusqu'ici, je décidai d'aveugler les trois gobelins en face de moi. La déconvenue qui en résulta doucha net ma confiance et mon enthousiasme. La couleur dansante illumina l'espace et la robuste Diana fut malheureusement éblouie par le reflet de son propre glaive, alors que les frêles gobelins s'en tirèrent à bon compte. Ce revers de fortune agaça la guerrière qui me reprocha mon choix. Lorsque nous prîmes finalement le dessus, les 2 gobelins survivants, dont le barde, déposèrent les armes. Alors que Nanki commençaient à interroger ses congénères, nous en profitâmes pour revenir sur le combat. Chacun avait fait de son mieux en toute bonne foi, mais nous tombâmes d'accord sur la nécessité de mieux coordonner nos actions et nos choix tactiques à l'avenir, afin d'optimiser nos chances.
Le chef goblin nous apprit qu'ils appartenaient à la tribu de Thistle Top, au nord de Pointesable. Ils étaient à la recherche des cadavres de leur peuple pour les ramener à leur shaman. Ils nous avaient pris pour des ennemis. Nous nous emparâmes des biens découverts sur place, une dague en argent, un main du mage, 2 armures de cuir cloutées magiques, dont la plus petite allait comme un gant à Nanki, 2 potions de soins et un marteau en fer froid confisqué aux gobelins. Le plus insignifiantavait profité des débats pour s'éclipser, La guerrière essaya de le rattraper, mais il était déjà trop éloigné. Nous laissâmes le barde gobelin se diriger vers le charnier où nous avions trouvé ses camarades morts quelques jours plus tôt et nous empruntâmes le chemin du retour pour Pointesable, afin de nous entraîner et de vendre notre butin. Diana s'équipa d'une épée bâtarde magique, et nous vanta la possibilité de pouvoir l'utiliser à 2 mains, ou avec un bouclier. Le reste de l'argent fut consacré à l'achat d'un magnifique violon, que j'accordais immédiatement. C'était le premier objet précieux que je récupérai depuis que je m'aventurais avec mes nouveaux amis, et j'étais pressé qu'ils profitent de la musique magique qu'il engendrerait.
La maîtrise de la magie primale de Pied de Bois et les sorts divins qu'accordait Sarenrae à Shoram, leur offraient désormais respectivement la possibilité de limiter le pouvoir d'invisibilité à volonté que nous prêtions à la guenaude aquatique. Depuis le temps que le gnome nous pressait de nous lancer à sa poursuite ! Nous aurions désormais une chance d'en venir à bout si nous croisions son chemin.
Nous partîmes donc vers le sud, ses marais et ses rivières, susceptibles d'abriter notre cible.

Après plusieurs échanges infructueux avec des autochtones, l'un d'eux nous apprît l'existence d'un foyer de maladie dans une ferme sur la berge d'une rivières. Il fut vite évident que les fermiers souffraient de la maladie des goules que nous connaissions désormais si bien. Au bord de l'eau, nous découvrîmes des traces qui nous guidèrent jusqu'à un manoir, de très belle facture, bien qu'un peu défraîchi, mais qui exhalait surtout une odeur de mort ! Nanki ne parvint pas à en faire le tour complet, car le bâtiment surplombait une falaise vertigineuse qui donnait sur la mer à l'est.
Ce repérage ne permit pas de repérer quoi que ce soit par les fenêtres encrassées. Il semblait que la porte principale se dressait face à nous tandis qu'une porte secondaire se présentait sur notre gauche.
Nous optâmes pour la porte secondaire. Nanki avança précautionneusement et nous assura que tout était sans risque : pas de piège. C'est pourquoi nous nous disposâmes en arc de cercle autour de lui, prêts à entrer discrètement ou à intervenir en cas d'adversité lorsqu'il aurait crocheté la serrure...
Pour une fois, si sa main ne trembla pas, c'est le sol qui le fît lorsque des piques en jaillir pour nous embrocher. La majorité d'entre nous eut le réflexe de s'écarter pour ne subir que des dommages mineurs. Le prêtre, à ma gauche, avait été moins chanceux. Ensanglanté, il s'empressa de canaliser une énergie revigorante pour soigner tout le monde. Nous n'eûmes pas le temps de le remercier. Un cri glaçant donna l'alarme dans le manoir. L'énergie positive avait alerté les occupants des lieu. Comme à son habitude, Diana se précipita la première dans la place, mais sa soif d'en découdre n'altéra pas son jugement. Sur sa gauche, deux blêmes venaient d'apparaître Sur sa droite, deux autres morts vivants (deux zombies?) entrèrent par une autre porte, de l'autre côté d'un piano poussiéreux (même dans un moment aussi grave, je grimaçai de dépit tant il était négligeant de laisser un aussi bel instrument se déprécier). La guerrière se rua sur la droite, l'épée magique trancha avec puissance et adresse dans la chair de l'undead. Pendant un instant, tout le monde manqua crier de joie tant nous étions certains qu'un premier ennemi venait de passer de mort à trépas suite à cette assaut magistral, mais le cri caverneux du monstre putride résonna dans la pièce. Diana se replia aussi vite qu'elle avait bondi, en secouant la tête de déception. Presque aussitôt Nanki entra en action et imita la stratégie de sa partenaire, mais il n'eut pas autant d'adresse ou de chance, et il se replia au niveau de la porte, toujours en première ligne.
Le piège dont nous avions été victimes était dangereux, potentiellement mortel. Nous avions pris la décision de ne pas fuir tout de suite, allions nous le regretter éternellement ?

C'est la réflexion que chacun de nous se fit lorsque les deux premières créatures se précipitèrent vers nous, avides de chair saine et de sang frais. Les deux autres brisèrent les vitres fragiles pour nous encercler. Tout s'accéléra encore lorsqu'un wight nous fit face. Enfin, 4 goules brisèrent d'autres fenêtres et achevèrent de nous encercler. Je décidai alors de conjurer un mur illusoire invisible qui protégereait nos flancs et nos arrières, le seul accès apparent serait désormais la porte du manoir et réduirait la possibilité des assaillant de s'en prendre à nous. J'avais parlé de ce sortilège à mes amis, mais contre toute attente, l'illusion paraissait si réelle qu'ils ne purent voir au travers. Si nous avions aussi peux de chance qu'avec les gobelins, cette protection deviendrait notre prison, ou pire notre tombe ! Il fallait absolument que les créatures qui nous encerclaient ne doute pas de la nature de ce mur !
Cette fois ci le sort ne s'acharna pas contre nous et nos ennemis tombèrent dans la panneau. Heureusement, car un fantôme fit bientôt son apparition. Une à une, les créatures sautaient au dessus de nous pour nous prendre à revers ou en tenaille. Comme à leurs habitudes, mes compagnons faisaient feu de tout bois. De taille, d'estoc, Diana et Nanki se défendaient bec et ongles, tailladaient en slalomant au péril de leur vie entre les ennemis, mais lorsqu'une créature tombait, une autre venait se nourrir du cadavre pour régénérer son corps putréfié. Le druide invoquait des alliés naturels pour détourner l'attention de l'ennemi ; le prêtre faisait merveille car sa magie positive nous soignait pendant qu'elle siphonnait l'énergie négative qui animait nos adversaires. Cette fois, je n'avais pas le droit à l'échec ! Ce n'était pas mes ridicules talents de bretteur qui allaient aider mes amis ! C'est la seule pensée qui me traversa l'esprit tandis que je tentai de recouvrir le cri du fantôme avec la mélodie de mon nouveau violon. Il ne fallait pas sombrer dans la peur ou tout était fini... Mes espoirs furent récompensés. La volonté et le talent de mes amis, l'unité dont nous fîmes preuve, nous permit de sortir victorieux et incroyablement indemnes de ce combat épique.
Sans le savoir, nous avions apparemment trouvé le manoir du prêtre de Sarenrae, mais visiblement, celui ci avait été investi par les forces du mal. Nous n'en avions miraculeusement vaincu que l'avant garde. Le prélat était il retenu prisonnier quelque part dans ces murs ? Si oui, il nous faudrait revenir lorsque nous serions plus aguerris...
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Re: Résumé des parties Side Off

Message  Zarkias le Dim 23 Déc - 1:10

Mémoires de Rojer Tavernier, chapitre IV

Si cette difficile victoire avait contribué à nous aguerrir, elle avait aussi laissé des traces. La demoiselle grise, en particulier, portait les stigmates des assauts des morts vivants. Elle était si pâle, qu'on aurait pu croire que c'est ce qui avait inspiré le nom de sa faction. Shoram nous expliqua qu'il serait en mesure d'y remédier et de rendre à Diana la radieuse apparence que nous lui connaissions, mais qu'il aurait pour ce faire besoin d'une nuit de repos pour invoquer les bienfaits de Sarenrae.
Fourbus, et tout en surveillant nos arrières, nous nous dirigeâmes vers la ferme qui nous avait servi d'étape la veille.
Malheureusement, une faction rivale de la Rose Ecarlate, la Compagnie des Erinyes, assoiffées de vengeance, avaient retrouvé la trace de Diana. Un rude combat nous opposa à ces furies. Pure chance ou inspiration née de la juste cause que nous défendions ? Peu importe, celles-ci ne furent pas à même de prendre le dessus, et ne parvinrent jamais à exprimer la plénitude de leur art du combat. Nous comprîmes assez vite qu'elles avaient dissimulé leur véritable nature sous des uniformes chelaxiens.
Sans doute grisée (sans jeu de mots) par la victoire, la guerrière raconta dans le détail nos dernières aventures à un prêtre de Sarenrae de passage. Lorsque les cadavres de nos assaillants furent mis en terre ; quelque chose dans l'attitude du prélat nous titilla, sans que Shoram lui-même ne parvint à déterminer exactement quoi.

De retour à Pointesable, chacun d'entre nous veilla à s'entraîner et à parfaire son savoir, afin de valoriser l'expérience que nos derniers exploits nous avaient apportée. Dans le même temps, Nanki activa son réseau, et il acquit la certitude qu'avant de se lancer à notre poursuite, les tueuses avaient élu domicile à l'auberge de Pixie's kitten, établissement dirigée d'une main de soie et de velours par Kaye Tesarani, spécialisée dans le commerce charnel. Notre stratégie consista à monopoliser son attention, en prétendant attendre nos amis chelaxiens, tout en veillant à ne pas nous laisser distraire par les attouchements répétées des hôtesses, qui ne s'intéressaient qu'à nos bourses (d'argent s'entend!). Pendant ce temps, notre petit géant vert se montra plus discret qu'à son habitude, et se glissa jusqu'à la chambre des chelaxiens. Il récupéra des documents précieux et nous fûmes en mesure de comprendre que ces furies avaient été diligentées par les Calistriens, qui avaient vendu la présence de Diana à la faction rivale. Malgré une fouille en règle, Nanki ne trouva que 10 pièces d'or, qu'il partagea loyalement, comme à son habitude, avec le reste du groupe. Je dois l'avouer, je fus un peu déçu par le butin : j'aurais espéré récupérer au moins le double !

Heureusement Diana, forte de ses relations dans les hautes sphères de la ville, avait pensé à notre bien être en passant commande d'armures magiques pour chacun d'entre nous. Ma déception fut donc vite oubliée, et Nanki sembla lui aussi soulagé. Peut-être avait il le sentiment d'être passé à côté d'une cache secrète dans la chambre ? Distrait par la qualité de ma nouvelle armure, j'écoutais d'une oreille distraite des nouvelles de la cité de Korvosa, en proie semblait-il à un début d'agitation, lié à un trafic d'esclaves en provenance de Kaer Maga. Mais avais-je bien compris ? Je me promis d'être plus attentif une prochaine fois...

Nous fûmes rejoints par Pied de Bois, notre gnome irascible, qui nous sembla d'emblée plus loquace qu'à son habitude. Nous comprîmes très vite que cet entrain était dû à la découverte de son nouveau compagnon, un loup sauvage qu'il avait réussi à amadouer. Je ne me rappelle même pas avoir eu le temps de lui demander le nom de ce magnifique prédateur. Le druide, peut être électrisé par l'excitation de la découverte de son nouveau partenaire, insista pour que nous allions en découdre avec le nécromant et ses sbires au manoir. Il s'en fallu de peu qu'il parvienne à nous convaincre, mais nous optâmes finalement pour la recherche de la guenaude, ce défi nous paraissant de prime abord plus abordable.

Dans notre exploration, nous croisâmes Nisk Tander, le demi elfe alchimiste de Pointesable qui se hâtait vers la ferme de Magdalena. A notre grande surprise, Nanki nous avoua s'être déjà rendu dans cette bâtisse, habitée par plusieurs femmes. Il nous expliqua avoir été missionné par ses pairs, pour ramener les vêtements de Grayst Sevilla, le voleur du sanatorium au si funeste destin.

Notre recherche s'intensifia, et aurait pu s'éterniser, si Pied de Bois n'était pas parvenu à faire parler une loutre. Celle-ci nous indiqua quel versant de la rivière suivre, et doucha notre enthousiasme quand nous comprîmes qu'il s'agissait vraisemblablement d'un cercle de guenaudes, et non pas d'une abomination isolée.

De traces en traces, nous parvînmes à isoler le secteur, encore trop vaste à notre goût, où devait se situer leur repère. Un brave paysan nous octroya le gîte et le couvert, pour presque rien, trop heureux sans doute d'accueillir chez lui un membre du clergé. Il s'inquiéta tout d'abord quelque peu de la présumée duplicité de son hôte gobelin, mais notre spécimen était un parangon de vertu et d'honnêteté, aussi sa méfiance finit-elle par s'étioler.

A force de questions, le seul endroit étrange dans les environs se révéla être la ferme... de Magdalena. Quelle étrange coïncidence ! Le patriarche était mort de maladie naturelle quelques années auparavant nous apprît-on. Faute d'autres pistes, nous décidâmes de nous rendre sur place.

Une vieille masure de brique et de bois trônait non loin d'un taillis. Un chemin mal entretenu reliait le bâtiment à un puits. Nous n'avions pas encore de preuve tangible, mais quatre femmes un peu étranges vivant seules, un puits, les visites fréquentes de Nisk Tander, le lien avec Grayst Sevilla... Cela commençait à prendre forme. Nous avions désormais besoin de certitudes. Une fois encore, Nanki se faufila discrètement (mais si, mais si) jusqu'à une fenêtre crasseuse et risqua un œil à l'intérieur. L'alchimiste amoureux bécotait sa dulcinée dans l'angle d'une salle à manger à l'ameublement aussi chiche que mal entretenu. Une autre femme, une sœur sans doute, était enceinte jusqu'aux yeux et une troisième, la mère, s'affairait dans la cuisine. Bientôt le soupirant s'éclipsa. La mégère s'aventura bien jusqu'au puits, mais notre surveillance fit choux blanc : toujours pas de preuve accablante. Il fallait provoquer le destin. Les dernières fois que nous nous étions séparés, il nous en avait cuit. Quitte à retenter l'expérience, il valait mieux envoyer la plus robuste d'entre nous. Toutefois, alors que nous peaufinions notre plan, il nous apparut clairement que déguiser notre guerrière serait peu convaincant, à moins de la priver de son attirail martial et de sa volumineuse armure. Bref, autant l'envoyer nue dans la gueule du loup.

Je décidai de proposer ma candidature pour le rôle, au risque de finir bouilli au fond de la marmite de la virago édentée ( c'est tout du moins comme ça que je me l'imaginais, puisque je n'avais aperçu que son volumineux arrière train près du puits). Je me présentai donc comme un ami de Nisk, et prétendis que j'avais des informations importantes à lui confier. Me firent elles confiance, ou virent elles en moi une proie facile ? Toujours est-il qu'elles m'invitèrent à l'intérieur. Je ne sais pas combien de temps je passais alors à les observer, en tentant de discerner si quelque habile maléfice ne dissimulait pas leur véritable nature. Je multipliais les excuses les plus grotesques pour ne pas avoir à avaler une bouchée du breuvage qu'elle me présentait aimablement, autant par crainte de m'étouffer en gobant un pouce à moitié cuit, que par la hantise de me voir endormi, puis cuisiné à mon tour. N'y tenant plus, je renversai par feinte inadvertance du potage brûlant sur ma voisine, qui avait osé mettre la main sur mon épaule, mais la supercherie n'eut pas l'effet recherché. Je m'écriai alors, jusqu'à m'égosiller, pour que mes compagnons ne puissent pas le manquer « j'ai entendu dire qu'il y avait des guenaudes dans le coin ! »
Aussitôt, la vieille, depuis l'autre côté de la table projeta un immonde vomis, qui jaillit de ses entrailles branlantes. Le jet odorant m'asphyxia presque, et je sentis mes forces m'abandonner. En me touchant de façon insignifiante l'épaule, la vile créature m'avait maudit !
Dans un sursaut, je sortis mon violon et entonnai les premières notes de mon chant ternaire, afin de galvaniser la foulée de mes compagnons. J'invoquai aussi des images miroir, afin que les guenaudes qui venaient de révéler leur véritable nature, les frappent en croyant m'atteindre.
Seule la plus jeune, la fiancée du tourtereau, conserva son apparence humaine. En quelques secondes, qui me parurent une éternité, mes amis avaient volé à ma rescousse. Le druide brisa malicieusement la vitre afin que la guerrière puisse bondir à l'intérieur. La guenaude enceinte bondit alors jusqu'à la fenêtre, pour lui interdire tout entrée. Dans le même temps Shoram se précipita jusqu'à une autre fenêtre, et la brisa, afin de repérer toute guenaude qui se rendrait invisible. Notre plan prévoyait qu'un feu féerique ou une poussière scintillante vienne annihiler leur pouvoir d'invisibilité à volonté en cas de besoin. La vieille tenta de m'arracher la moitié du visage d'un formidable coup de griffe, mais une fausse image de moi détourna son attention, ce qui me sauva la vie, même si je me retrouvai le visage ensanglanté.

Etourdi comme je l'étais, je perdis ensuite un peu la notion du temps : je ne pensai qu'à aider mes camarades en martyrisant mon violon, tout en évitant les coups. Les jets de vomi dessinaient des arcs ignobles autour de moi, et trouvaient trop souvent leurs cibles à mon goût. Les aliments prédigérées maculèrent bientôt chacun de nos visages, et nous ne tardâmes pas à ressembler tous à des bonhommes de cire au visage à moité fondu, avec des bouts de viande gluante et de légumes mâchouillés collés ça et là. Chaque couche nous affaiblissait. En essuyant mon œil droit pour en retirer un petit pois qui avait douloureusement atterri sur ma pupille, je vis Diana littéralement fendre en deux la vieille. Quelques tripes jaillirent des lèvres de la plaie béante, mais la forcenée continua à griffer de gauche et de droite, comme si de rien n'était. Nanki profitait des feintes de la guerrière pour embrocher les guenaudes, mais il me sembla que l'une d'entre elle s'était éclipsée par une porte, sans que personne n'ait pu l'atteindre. Les éclairs grésillants du gnome résonnaient à mes oreilles, et le feu divin de Shoram aveuglait ma rétine. Enfin le combat bascula en notre faveur et la vieille bondit vers la sortie. Je tentai de la ralentir avec un mur illusoire, mais elle était trop rompu à la magie pour tomber dans le panneau. Une course poursuite s'engagea. La monstruosité longea la maison, en évitant le loup qui avait tenté de lui couper la route. Nous avancions vite, très vite, sous l'effet du chant d'accélération, mais son pouvoir d'invisibilité n'avait été que trop brièvement altéré par notre magie divine et primale. Non sans avoir subi une dernière attaque d'opportunité, le monstre plongea dans le puits, et sa carcasse disparut dans un plouf retentissant. Diana sauta l'épée bâtarde en avant, dans l'espoir de trucider la guenaude à l'atterrissage. Sa cible survécut par miracle, et réussit cependant à nous échapper.

Il ne restait que la fiancée du demi elfe. Celle-ci n'avait jamais rien tenté contre nous. Elle nous supplia de la laisser vivre son amour pour l'alchimiste, et parvint à nous convaincre de sa bonne foi, et de l'absence dans sa nature du côté sombre qui caractérisait ses aînées.
Si, dans quelques années, une étrange histoire parvient jusqu'à vos oreilles, qui raconte comment une petite fille peut devenir blonde ou rousse à volonté, ou comment elle peut disparaître quand les garçons lui court après en jouant à trucide-goblin, ce sera parce que nous avons permis à Mayar la guenaude de vivre parmi les habitants de Pointesable !
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Re: Résumé des parties Side Off

Message  Zarkias le Dim 23 Déc - 1:11

Mémoires de Rojer Tavernier chapitre 5

De retour à Pointesable, nous décidâmes d’attendre le retour de Kendra. La situation ne semblait pas s’être envenimée. Je me réjouis secrètement en apprenant que sept des dix orientaux du Tian Xian avaient plié bagage. Revigoré par cette nouvelle, je rejoignai ma chambre et déposai mes affaires avant de rejoindre mes compagnons de gloire à l’auberge du dragon rouillé. Je les trouvai rassemblés dans la mezzanine à l’étage. Le partage du butin avait déjà commencé, mais je n’avais pas été oublié: j’héritai une broche bouclier, qui me sauverait peut-être un jour de l’ire d’un puissant magicien ! Nanki, assis sur un petit tabouret de bois, remplissait méticuleusement un sac de cuir aux délicats rebords en soie. Il attrapa nonchalamment sa paillasse de voyage et entreprit de la glisser à l’intérieur. Même pliée, elle était trois fois trop longue pour rentrer. Je m’apprétai à lui en faire la remarque lorsque je la vis disparaître complètement à l’intérieur. Il me gratifia d’une grimace malicieuse qui laissa apparaître brièvement ses dents pointues. Je me demandais alors combien de pièces d’or il pourrait dissimuler dans ce magnifique objet à l’avenir ! Le gnome lui, grattait l’encolure de son loup d’un air absent. Il avait chaussé une paire de lunettes aux reflets verts, qui accentuait encore son regard perçant. Une vive lueur m’éblouit soudain : Shoram venait de ceindre une paire de bracelets en mithril qui reflétaient la lumière comme si le pouvoir de Sarenrae elle même s’y incarnait. De son côté, Diana lustrait avec précaution son glaive comme s’il était désormais plus précieux que son épee batârde. Un coup de coude de Nanki me sortit de ma méditation. « les femmes sont changeantes, hein ! »
« tu veux dire versatiles ? Rétorquai-je »
« appelle ça comme tu veux, mais Diana vient encore de changer d’avis à propos de son arme de prédilection. Elle a fait transférer sa rune magique sur le glaive, et a également fait greffer la nouvelle qui permet de toucher les fantômes! »
« Sertir est un terme plus approprié ... »
« Therme, c’est pas là que certains vont se laver chez les humains ? », ricana Nanki
Je ne parvins pas à déterminer si le goblin se moquait ou non de mon vocabulaire précieux. Il dévala les marches de l’escalier qui menaient à la grande salle, et nous lui emboitâmes le pas. Seul Pied de Bois resta sur sa banquette. La compagnie de son loup lui suffisant probablement.

En bas, il y avait autant de monde qu’à l’habitude. Notre attention se porta sur une nouvelle venue. Une femme brune d’âge mur, dont la beauté ne laissait toutefois pas indifférent, était attablée dans le coin le plus sombre de l’auberge. Elle observait la salle avec défiance et personne ne lui tenait compagnie. Ameiko faisait mine de réagencer ses meilleures bouteilles de liqueur, mais il me sembla que c’était pour mieux surveiller l’inconnue. Intrigué, je décidai d’aller faire sa connaissance. La dénommée Neferia se révéla avare de bavardages, mais ne cacha pas qu’elle était orginaire de Kaer Maga. Elle prétendit qu’elle n’était là que pour une nuit, et qu’elle devait se rendre à Port Péril, pour affaires. Peut-être pourrait elle éclairer notre lanterne sur les tensions à Khorvosa ? Je décidai de l’interroger sur la traite des esclaves pour mieux cerner sa personnalité. Elle ne cacha pas qu’elle en possédait à titre personnel, et que cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Après tout, c’était la coutûme de sa cité. Lorsque je vis Diana s’approcher d’un pas décidé, je compris qu’elle nous avait entendu, et qu’elle se montrerait moins compréhensive que moi. La guerrière commanda à boire par politesse, mais ses propos n’en furent pas moins acerbes pour condamner cette pratique dégradante. Si les échanges qui suivirent restèrent plutôt diplomates, ils n’en étaient pas moins mouillés d’acide. En quelques minutes, la température monta de quelques degrés. Blonde et brune se séparèrent en restant chacune sur leur conviction. La moue de Diana ne laissait aucun doute sur son agacement. D’un signe de tête discret, elle indiqua à Nanki qu’il serait bon de suivre cette femme. De mon côté, je tirais la conclusion suivante : c’était bien l’afflux de réfugiés qui nourrissait la tension ambiante, ainsi que le commerce de l’esclavage. J’amusai quelques temps la galerie avec un répertoire apaisant de fin de soirée et remisai finalement mon instrument en voyant Neferia monter vers sa chambre. Le voleur n’aurait personne à suivre ce soir...
Je décidai d’aller me coucher, convaincu que la guerrière n’hésiterait pas à rester plusieurs heures dans le froid, pour s’assurer que cette femme en habits varisiens n’irait pas fomenter quelque complot cette nuit.
Si je ne dormis pas aussi bien que je l’aurais souhaité, ce fut encore bien pire pour mes compagnons. De sombres cauchemars avaient perturbé leur sommeil, et leurs yeux rougis trahissaient leur fatigue. Le druide, la bouche sèche, nous relata le sien. Nous étions tous coincés dans le manoir de foxglove. Le temps s’accélérait sans cesse, et il nous voyait dépérir et mourir de vieillesse, alors que son propre visage se couvrait de rides. La longévité des gnomes attisant plus encore sa hantise de l’inéluctabilité du temps qui passe. Il était éviendent que nous avions été les victimes d’un sortilège. Nous pensâmes assez vite à un envoûtement d’origine occulte. Nos soupçons se portèrent immédiatement sur Neferia. Et si c’était la nécromancienne, grimée, qui se vengeait de nous pour avoir éliminé ses sbires guenaudes et avoir investi en partie son domaine, le manoir de l’infortuné Foxglove ? Pour l’anecdote, ce notable avait connu un destin tragique, quelques années plus tôt. Victime d’une maladie dégénérative, il avait conclu un pacte avec une entité démoniaque, dans l’espoir de recouvrer la santé. Cet arrangement n’avait eu que des conséquences néfastes et lui avait couté la vie et sa réputation.
Ameiko, un peu rassérénée par le départ des orientaux, qui avaient cessé de l’importuner avec une ancestrale histoire de famille, nous autorisa à fouiller la chambre de Neferia. La penderie n’avait pas été utilisée depuis longtemps, preuve de sa duplicité et de sa probable faculté à se déguiser magiquement. Bientôt, je reçus la visite des éboueurs demi-orques qui venaient réclamer leur dû, suite à la surveillance des calistriens. Je déboursai la majorité du faible pécule qui me restait, ne conservant en tout et pour tout que 20 pièces d’argent. Si leur surveillance n’avait rien donné, à leur grand dam, ils nous apprirent cependant qu’une inquiétante femme brune était allée fouiner près du phare. Nous nous hâtâmes vers l’antique construction, pour ne trouver que les calistriens, toujours aussi antipathiques. Un échange un peu rude nous confirma que la voyageuse était bien passée, mais nous ne parvînmes pas à leur tirer les vers du nez, un peu comme s’ils étaient éffrayés par Neferia.

Le druide nous souffla judicieusement d’aller rencontrer la prophétesse de Pointesable, la vénérable varisienne Nyshka. Elle nous apparût elle aussi très marquée, mais pour d’autres raisons. La situation politique tendue lui remémorait les prémices de la guerre qui avait opposé goblins et colons cinquante ans plus tôt. C’était comme si l’histoire balbutiait et cet atmosphère délétère la minait. Elle nous prépara toutefois avec bienveillance des talismans, qui nous aideraient à supporter les effets de ce sortilège de cauchemar. Pour elle, cela ne faisait aucun doute, le néromancien en était l’auteur !
Après avoir parlé avec Nyshka, notre perception changea quelque peu : Le druide avait été victime du maléfice, alors que Neferia ne l’avait jamais croisé. Il fallait donc que ce soit quelqu’un qui nous avait vu tous ensemble, et ce, avant l’arrivée du loup. Nous nous remémorâmes alors notre rencontre avec l’étrange prêtre de Sarenrae, auquel Diana avait narré tous nos exploits. Ainsi, il avait pu connaître nos noms et le détail de tous nos actes. Nous en payions aujourd’hui le prix ! Shoram se rappela alors les initales brodées sur la tenue du prétendu prélat : ce sinistre individu s’était fait passé pour un clerc, en s’emparant de l’habit épiscopal du prêtre disparu.

Equipés de nos colliers anti-rêves, il nous importait désormais de passer une nuit paisible, afin de conjurer la fatigue. Cet espoir s’effilocha avec la révélation de Nanki. Sa guilde lui avait appris qu’il serait en danger de mort cette nuit. Le danger viendrait il du nécromant ou des réactionnaires qui en voulaient à tous les goblins ? Nanki devait choisir entre l’aide de ses anciens amis et ses compagnons actuels. Par correction, il retourna informer la guilde de sa décision. 2 heures plus tard, il n’était toujours pas de retour. A l’impatience succéda l’inquiétude. Mais comment retrouver le repère de ses informateurs ?Ameiko nous indiqua une échoppe située dans les docks, le fat’s man fishbag. Une fois sur place, tous nos stratagèmes pour les faire parler échouèrent. Ils se révélèrent aussi imperméables à la corruption, la diplomatie qu’aux menaces. J’essayai même de les amadouer avec de la musique, mais ces rustauds ne furent pas sensible à la virtuosité de ma performance. Le charme de la guerrière lui, ne les laissa pas insensibles. Elle n’eut d’autre choix pour refroidir les ardeurs du plus entreprenant, que de lui asséner un bon bourre pif. Elle brandit ensuite une dernière fois son index intimidant sous le nez de celui qui semblait être le chef des monte-en-l’air, mais rien n’y fit : le bougre resta de marbre.
Le voleur devrait s’en sortir par ses propres moyens.

Nous décidâmes de nous réunir dans une chambre, et de veiller tour à tour les uns sur les autres. Pendant sa garde, le prêtre aperçut une lueur aux confins de la ville. Il passa ensuite le relais à Pied de Bois. Le gnome ne tarda pas à nous réveiller tous. Un acolyte du temple tambourrinait en effet à notre porte pour quémander de l’aide. Il nous indiqua qu’une procession était de retour à pointesable, et qu’elle comptait de nombreux blessés. Ces abrutis décérebrés avaient orgnisé un raid contre les goblins, et le pogrom avait dégénéré, faisant morts et blessés de part et d’autre. Shoram fît contre mauvaise fortune bon coeur et les soigna, ce que je ne pus me résoudre à faire, tant leur stupidité et leur haine gratuite m’exaspéraient. La guerrière eut encore plus de mal que moi à retenir son courroux contre les Scarleti et les Valdemar, à l’origine de cette vindicte populaire. Ameiko n’hésita pas à leur dire leur quatre vérités et Diana, comme à son habitude, enfonça le clou.

Au matin, Nanki refît surface, sain et sauf. Il ne chercha pas à s’excuser du souci qu’il nous avait causé, mais les évènements de la nuit précédente nous suffirent pour ne pas lui en tenir rigueur.
De plus, certains étaient encore plus épuisés que la veille, au point d’en être vraiment affaiblis.
La guerrière avait passé une meilleure nuit et, à titre personnel, j’avais eu la chance de me réveiller frais comme un gardon. Nous décidâmes d’aller voir Mayan, la guenaude repentie. En échangeant avec elle, une nouvelle piste se dessina : la dryade pourrait sans doute nous aider, tout en redorant le blason des humains aux yeux du shaman goblin, après le terrible accroc à la paix de la nuit dernière.

Nous attendimes le retour de Kendra et de ses mercenaires. La situtation politique la laissa aussi amère que possible, mais elle nous apporta une nouvelle fois son aide en cédant à la requête de Diana, et en nous offrant des parchemins de restoration pour soulager les victimes du sortilège de cauchemar. Les nouveaux mercenaires nous apportèrent assez peu d’information, tout à leurs préparatifs pour aller combattre le diable légendaire sur le plateau. Diana et Ameiko tinrent ensuite un court concilabule. Diana nous expliqua à l’issue de leur conversation que les princes démons du Cheliax tentaient de joindre leurs forces aux envhaisseurs démoniaques de la plaie du monde. S’ils devaient y parvenir, la Varisie serait irrémédiablement isolée. Pour peu que Port Péril referme la nasse, la situation deviendrait intenable. Une idée me traversa l’esprit : était ce là la véritable mission de Neferia à Port Péril ? Si elle n’était pas la nécromancienne, était elle l’un de ces agents démoniaques ?Je pressentis que Diana ne nous disait pas tout, mais sans doute le faisait elle pour de bonnes raisons.

Nous étions enfin prêts à trouver la dryade. Mes recherches m’en avaient appris suffisamment sur les bonnets rouges. Le sang dont ils imbibaient leur coiffe les rendaient plus puissants, et parvenir à voler leur couvre chef les afflaiblieraient. Ces créatures hérétiques craignaient particulièrement le fer froid et les symboles religieux. Shoram en prît bonne note. Il nous raconta comment il avait résisté au cauchemar et en avait identifié l’instigatrice : une redoutable guenaude noire et son monstre de compagnie, un immonde otiugh, sans doute retranchés dans les cavernes sous le manoir foxglove.

Le druide nous guida dans les bois, à la recherche de l’arbre de la dryade et sa science du pistage nous tint longtemps à l’abri des bonnets rouges. Malgré toute son expertise, la chance nous fît défaut et nous croisâmes quatre de ses ignominieux personnages aux faux tranchantes. Au bout du compte, nous n’étions pas mécontents de nous confronter à eux. Cela faisait plusieurs jours que nous rongions notre frein. Un bon combat nous permettrait de libérer toute cette agressivité latente.
Le prêtre brandit son symbole, mais la sincérité de sa foi n’effraya qu’un seul de nos adversaires. Ceux ci se ruèrent sur nous. Un premier revers de faux me lacéra le flanc. Je tentai de protéger ma vie en invoquant des leurres. Le druide fît apparaître une sphère de feu et le chapeau d’un bonnet rouge prît un bon coup de chaud. La créature se vengea sur son loup et l’infortuné prédateur se retrouva le museau en sang dans la mousse. Le bonnet rouge le piétina de ses lourdes bottes métalliques et nous entendîmes la cage thoracique craquer. Cinq homoncules firent leur apparation et avancèrent de leur pas lourd vers nos agresseurs. Il fixèrent leurs bras gourds aux jambes bottées pour les ralentir. Ce faisant, Diana tranchait et frappait d’estoc, détonnant mélange de détermination et d’efficacité. Un bonnet rouge tomba, puis un autre. Une main brûlante de Pied de Bois et une attaque sournoise bien palcée de Nanki eut raison d’un troisième. Un cri strident résonna alors et les homoncules relâchèrent leur emprise pour repartir d’où ils étaient venus. Il ne faisait aucun doute que leur maîtresse était attaquée. Nous décidâmes de concentrer nos attaques sur le dernier faucheur, avant de nous porter à son secours. Il tomba bien vite sous nos coups.

Une cinquantaine de mètre plus loin, six lutins maléfiques encerclaient la dryade. Le chef des bonnets rouges exortait ses congénères et attisait leur soif de sang. La fée essuya un assaut, puis trouva les ressources pour se mettre à l’abri au sein de son arbre protecteur. Les faux frappaient l’écorce telles des haches, arrachant de larges copeaux de bois et faisant voler des gerbes de sève. L’arbre éveillé anima deux autres chènes immenses. Avec le sylvanien, ils se mirent à harceler les bonnets rouges avec leurs lourdes branches. Shoram tendit son bras tatoué et en appela à sa déesse. La peur s’empara des tripes d’un bonnet rouge. Il s’enfuit sans demander son reste. Un autre resta au contact, mais sa prise ne semblait plus aussi assurée sur la faux acérée.
Entre temps, j’avais soigné le loup et le fidèle animal rattrapa son maître, au coeur de la mélée. La guerrière chargea le chef des bonnets rouges. Son glaive laissa une belle estafilade sur l’épaule de sa cible et poursuivit sa course pour se planter dans la cuisse du second. Depuis son arbre, la dryade enchevêtra ses ennemis et en endormit un autre. Nanki avait choisi de se battre à l’opposé de la guerrière, et il se trouvait un peu trop esseulé. Il encaissa plusieurs coups qui le firent vaciller. Le prêtre avait lui aussi trouvé le temps de se soigner, mais il n’en oublia pas pour autant ses amis ; Une fois de plus, ses soins furent grandement appréciés. Dans un grand bruit sourd, le sylvanien s’effondra soudain, laissant sans défense une dryade traumatisée par cette perte.
Toute en maintenant mon chant, je fis apparaître un nouveau sylvanien, mais l’illusion, bien que parfaite, ne nous fit gagner que quelques secondes. Décidément, ce sort se révèlait bien peu efficace contre des adversaires intelligents. Un éclair de Pied de Bois claqua dans la barbe d’un bonnet rouge et la moitié de sa barbe noircit. Avant que la cible n’ai pu récupérer, un rayon de feu de Shoram l’atteignit de nouveau au bas ventre. C’est le moment que choisit la guerrière pour réaliser une passe d’arme formidable. Elle passa sous la garde du chef des lutins et lui transperça le plexus jusqu’au coeur. Le combat était gagné. Un bonnet rouge qui avait reprit ses esprits tenta bien un dernier assaut, mais peut être cherchait-il seulement à rejoindre son chef dans la mort ? Souhait que nous lui accordâmes prestement.
Une nouvelle fois, le loup avait payé de sa vie son dévouement à notre cause. La dryade nous remercia, et nous promit qu’elle nous débarasserait de ce cauchemar magique. Nous lui proposâmes de l’épauler pour entreprendre un rituel suscpetible de ramener le sylvanien. Peut-être parviendrons-nous à relever ce défi. Je vous en dirai plus lorsque je me serai réaprovisionné en plumes, car la toute dernière vient de se fendre en deux...
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Mémoires de Rojer Tavernier, chapitre VI

Message  Glorim le Dim 13 Jan - 14:57

Comme nous l’avions promis, nous passâmes quelques temps à aider la dryade, pour redonner vie à son arbre cœur. Lorsque l’équilibre fut rétabli, la dryade nous informa sur la guenaude noire. Cette créature rare était dangereuse. Bien qu’elle soit vulnérable au fer froid, le fait qu’elle soit dénuée d’émotion, qu’elle puisse se rendre invisible, nous endormir, nous affaiblir à volonté, et qu’elle manipule les ombres, en faisait un adversaire redoutable. Toutefois, le shaman gobelin était prêt à nous accompagner.

Nous savions également qu’un passage menait directement sous le manoir Foxglove. Malgré les risques, nous décidâmes de tenter d’aller secourir le prêtre de Sarenrae. Avant cela, il nous fallait nous équiper convenablement pour avoir une chance de survivre à ce terrible défi.
Suite à la vente des armes récupérées sur les bonnets rouges, nous récupérâmes 200 pièces d’or auprès des marchands de Pointesable. Mayan vint aborder Diana. Elle souffrait toujours de cauchemars et ne supportait plus cette épreuve. Elle nous proposa de nous aider à trouver le chemin. Nous conclûmes l’achat d’un collier de boule de feu que je passai autour de mon cou. Nanki et Diana s’équipèrent respectivement d’une rapière et d’une épée bâtarde en fer froid et je remplissai un demi carquois de flèches aux pointes de ce métal précieux. Nos lanceurs de sorts divin et primal firent l’acquisition d’un parchemin chacun.

Nous prîmes la route immédiatement. Le prélat était prisonnier depuis déjà trop longtemps. Malgré nos préparatifs, je ne pouvais m’empêcher de penser que ces souterrains abriteraient peut être bientôt nos dépouilles. Pour commencer, Mayan ne trouva pas le passage. Le druide invoqua une anguille pour trouver un éventuel passage sous l’eau : celle-ci fit chou blanc. Le shaman gobelin lança alors un sortilège et sous nos yeux ébahis, la guerrière se transforma en sirène ! Elle trouva l’entrée à plusieurs mètres de profondeur mais ne respirait pas aussi bien que la créature légendaire dont elle avait pris l’apparence. Le souffle lui manqua et elle dut rejoindre la surface pour reprendre son souffle. Nanki tremblait comme une feuille à l’idée de tremper ses petits petons dans une eau aussi verte qu’eux. Le prêtre lui, n’hésita pas, mais coula à pic. La guerrière vint à son secours et le sauva d’une noyade certaine. Quant à moi, je me rattrapai de justesse à la paroi, mais me coupai un doigt sur une huitre, minimisant par la même ma virtuosité au violon. J’y vis un nouveau signe contraire.

Enfin réunis dans l’étroit passage sous-terrain immergé, aussi à l’aise que des poissons grâce à la respiration aquatique du shaman, nous nous faufilâmes, et finîmes par apercevoir une lueur. Nous n’avions alors de l’eau que jusqu’à la taille. Serrés comme des sardines, il nous était impossible de ceindre nos armures. Le gobelin, aussi menu soit-il, aurait pu le faire quelques mètres plus loin, là où le passage s’élargissait, mais il ne parvint pas à se glisser entre nous. Positionnée en tête du groupe, Diana s’engagea seule dans le passage. Elle ne fut pas aussi discrète qu’elle l’aurait souhaité, mais les remous masquèrent son avancée. Nous entendîmes des bruits d’eau et un raclement, comme un sac qui frotterait sur le sol. La guerrière nous fît signe de reculer et nous chuchota lorsqu’elle revint vers nous : « la guenaude est là, avec l’otyugh et des goules ». Pénalisés par notre absence d’armure, elle nous conseilla de passer par le haut. Le souvenir cuisant de notre âpre combat contre tous les morts vivants du manoir nous décida finalement à rejoindre la surface, équiper nos armures, et refaire le périple sous l’eau, maintenant que nous connaissions le terrain.

Le combat de notre vie se trouvait là, à la sortie de ce boyau. Huit goules encadraient une immonde créature à la gueule démesurée, et à l’halène fétide. Quatre tentacules menaçants s’agitaient dans notre direction. Un peu en retrait, la guenaude nous toisait avec un sourire mauvais. Immédiatement, les relents de putréfaction incommodèrent le loup à l’odorat sensible. Je lancai une bille de boule de feu au milieu des goules et de l’otyugh et me mis à jouer du violon dans la foulée. La détonation assourdissante étouffa mes premières notes. 2 goules moururent, atrocement brûlées. Les survivantes bondirent sur la guerrière, qui embrocha la première dans un réflexe avec son glaive, sans parvenir à l’éliminer pour autant. Le shaman brandit alors des totems grimaçants qui hâtèrent la guerrière. Reconnaissante, celle-ci frappa deux goules lors d’un unique assaut et en tua une. L’otyugh approcha alors et je fus pris alors de fortes nausées. Ce monstre avait-il avalé un cimetière ?

Pied de bois conjura une sphère de feu qui n’eut pas d’effet immédiat. Le prêtre incanta, et repéra la guenaude, qui s’était entre temps rendue invisible, grâce à ce sortilège. J’utilisai de nouveau le collier, et tuai une nouvelle goule. La guenaude, qui approchait en forme éthérée ne reçut aucun dommage. Diane fendit en deux une nouvelle goule. Il n’en restait que 3 qui ne parvenaient pas à nous toucher. Le combat commençait bien ! Le shaman me toucha et me permit de prendre appui sur les murs, aussi aisément qu’une araignée. Je pourrais ainsi passer par-dessus mes amis agglutinés devant moi au moment propice. La guerrière agressa de nouveau deux goules et les élimina. Profitant de la hâte, elle se rua sur l’otyugh. Le voleur, qui attendait son heure, se faufila, pris le monstre partiellement brûlé en tenaille et lui asséna un terrible coup d’estoc. Celui-ci vacilla, mais ne tomba pas, et tenta d’avaler dans un rôt immonde la gourmandise verte goblinoïde qui lui avait si douloureusement entaillé les chairs. Le loup bondit sur la dernière goule et lui sauta à la gorge. C’est le moment que choisit notre prêtre pour achever l’otyugh dans une retentissante explosion sonore. La guenaude tenta de contrôler l’esprit de la guerrière, mais échoua, fort heureusement. Elle resta toutefois éthérée, et imperméable à nos coups. Je fis apparaître quelques images de moi, pour me protéger, pendant que le shaman incantait. La guerrière changea d’arme et sortit de l’eau pour s’approcher de la guenaude noire. Le voleur approcha pour lui couper toute retraite. Shoram se prépara à lancer une lueur féerique dès qu’elle réapparaitrait.

L’étau se resserrait sur notre adversaire. Contre toute attente, la guenaude avança vers nous et projeta des ombres dévastatrices sur tout le monde, hormis la guerrière et le voleur que leur mouvement audacieux avait détaché du reste du groupe. Nous fûmes sévèrement secoués, mais aucun d’entre nous ne tomba. Elle résista au sortilège de lenteur que je lui adressai en retour, mais elle marqua un léger temps d’arrêt. Le shaman en profita pour prendre ses jambes à son cou. La guerrière vint frapper la guenaude, mais celle-ci esquiva de nouveau. Le voleur se glissa dans son dos, mais elle évita aussi son assaut. Elle résista tout aussi bien à la sphère de feu du gnome. Sur un ton péremptoire, notre prêtre lui ordonna alors de tomber, mais elle résista encore. Elle riposta contre Nanki qui esquiva prestement en passant sous une de ses griffes dans un réflexe exceptionnel. Malheureusement, Elle le cueillit avec sa seconde griffe et lui lacéra les flancs, l’affaiblissant par la même. Elle sortit complètement indemne d’une nouvelle lenteur que lui adressai. Diana l’entailla pour la première fois, déclenchant un hurlement, puis la frappa encore 3 fois, sans succès. Le gobelin, déterminé, la transperça avec sa rapière, puis le druide déclencha la foudre sur elle, tandis que le prêtre l’aveuglait temporairement. Elle battît en retraite, évitant une attaque d’opportunité, puis déclencha un nouveau cône d’ombres malfaisantes. La guerrière résista miraculeusement, le voleur et le druide furent partiellement touchés, et le prêtre le reçut de plein fouet. Je lui décochai une flèche en fer froid, guidée par la magie, qui lui transperça le flanc. La guerrière la chargea et frappa de nouveau plusieurs fois sans succès. Nanki échoua tout autant. Shoram canalisa et atténua nos blessures. La guenaude tenta encore de dominer la guerrière, mais échoua. Une flèche la cloua de nouveau et la guerrière enchaîna promptement, la blessant 3 fois d’affilée. Nanki choisit cet instant pour l’achever, et nous gratifia d’un sourire sarcastique dont il avait le secret... Mayan ne fera plus de cauchemars !

Nous découvrîmes une pierre magique aussi noire qu’elle sur son cadavre. Amoindris, il fallait que nous pensions à récupérer avant de reprendre notre exploration. Nous repérâmes des traces de goule partout, hormis vers une porte. Nanki nous confirma l’absence de piège et Diana ouvrit prudemment. La porte grinçante révéla son repère, une petite pièce avec un tas d’algues qui devaient lui servir de couche, ainsi qu’un bureau couvert de notes. J’arrivai à comprendre qu’il s’agissait de Thassilonien.
Nous décidâmes de nous reposer. Dès le premier tour de garde, la guerrière entendit des bruits dans la caverne. Elle nous réveilla en sursaut, retira le bureau que nous avions disposé devant la porte, puis l’ouvrit.
Un trentenaire était penché sur la dépouille de la guenaude. Le prétendu prêtre de Sarenrae que nous avions croisé jadis ! Sans perdre de temps, Diana fondit sur lui et lui enfonça sa lame dans l’avant-bras. Il parvint cependant à s’enfuir et disparut dans un couloir. J’activai mon chant de vitesse et nous nous ruâmes à sa poursuite ; le voleur arriva à un embranchement et partit vers la droite, découvrant de nombreux cadavres, mais pas de prêtre. La guerrière s’engouffra dans le passage de gauche et déclencha un nuage empoisonné, qui sapa son énergie. En bout de course, elle l’aperçut et nous hurla : « à gauche au milieu ! ». Mais notre ennemi se déplaçait trop vite, et elle décida d’abandonner la poursuite. Des moisissures jaunes tapissaient le mur de la caverne. Le druide nous expliqua comment passer sans dommage. Nous renonçâmes à dormir, pour ne pas laisser aux défenses le temps de s’organiser. Echaudée par les manigances du prêtre mauvais dont nous ne connaissions pas l’étendue des pouvoirs, la guerrière trancha la tête de la Guenaude.
Un peu plus loin, Shoram remarqua un piège magique divin, qui ne se déclencherait que si nous rebroussions chemin plus tard. La guerrière pris le temps de boire une potion de soin. Nous progressâmes, et le prêtre aperçut cette fois ci des inscriptions que je déchiffrais comme des louanges à Urgathoa.
Dans la grotte suivante, le prêtre mauvais nous attendait, debout à côté d’un autel. Une âme en peine, 3 blêmes et 2 goules l’accompagnaient. Il nous agressa immédiatement avec un puissant sortilège de colère divine. Shoram et Diana payèrent le prix fort pour leurs idéaux altruistes.
Le druide se porta à l’avant et foudroya les 2 goules. Shoram s’avança à son tour et une détonation sonore affecta particulièrement les blêmes. Ceux-ci se jetèrent sur les cadavres des goules pour les dévorer. Requinqués, ils agressèrent alors Pied de Bois, notre fer de lance en ces premières secondes. Je lançai ma dernière bille de feu, avant que l’âme en peine ne s’approche du druide et lui draine la vie. La guerrière engagea à la fois l’âme en peine et un blême, mais n’atteignit que ce dernier. Le voleur effectua un incroyable roulé boulé et passa de l’autre côté du blême, échappa à la main fantomatique de l’âme en peine, mais son assaut ne fit pas mouche. Dans un langage guttural, le lévite maudit canalisa de l’énergie négative et soigna ses sbires, tout en nous blessant. Le druide fit claquer un nouvel éclair, tandis que notre ami prêtre nous soignait. Diana trancha la jambe d’un blême qui se repliait pour se repaître du cadavre d’un congénère. Mais la créature en réchappa et porta un vilain coup au voleur. Un second blême vint attaquer la guerrière et la blessa. L’âme en peine profita de l’ouverture pour s’acharner sur Diana, qui grimaça de douleur lorsque la main fantomatique passa au travers de son armure. La contre-attaque de son glaive spectrale blessa l’âme en peine, et faucha un blême en finissant sa course. Pied de bois invoqua un warg pendant que Shoram lançait un éclair de feu sur son sinistre homologue. Je déclenchai à mon tour une cacophonie et Nanki en profitait pour achever un blême, qui avait concentré ses attaques sur le warg. Le vicaire du mal agrippa la guerrière et la blessa grièvement, puis incanta de nouveau. Dans un cri déchirant, Diana s’effondra. Le gnome invoqua un arc électrique et blessa l’âme en peine et son maître. La créature fantomatique s’acharna sur Nanki, le blessant coup sur coup. Je me glissai jusqu’au prêtre et lui laissai une ridicule estafilade avec ma rapière. L’âme en peine acheva le voleur qu’elle avait paralysé, puis fonça vers le loup et le blessa. Dans un sursaut héroïque, Diana frappa depuis le sol les deux adversaires qui l’entouraient, et les toucha l’un et l’autre. L'infâme pasteur canalisa de nouveau et la guerrière retomba. La tempête tourbillonnante du druide vengea Diana en enveloppant cruellement notre ennemi qui s’effondra. Je lançai une destruction de morts vivants qui blessa l’âme en peine, mais cela ne l’empêcha pas d’achever le loup. Atteint psychologiquement, Pied de bois tenta d’incanter, mais l’âme en peine brisa le sortilège en le griffant au torse. J’insistai avec une nouvelle destruction de morts vivants, puis me recroquevillai derrière un bouclier et mes images. Dans un regain inespéré d’énergie, le voleur se releva et se rua au péril de sa vie sur l’âme en peine, mais trébucha et la manqua en retrouvant son équilibre. La créature l’ignora, sa main glacée pénétra dans la cage thoracique du druide et arrêta son coeur, puis elle s’avança vers le prêtre mais le manqua. Celui-ci, trop heureux d'être en vie, répliqua avec un rayon de feu. Touché par une dernière attaque, le voleur perdit de nouveau conscience. Le shaman parvint à soigner la guerrière avec un parchemin qu’il avait récupéré au fond de sa musette. Diana se releva courageusement et d’une fente avant de son glaive enchanté, parvint à affaiblir grandement la créature, dont l’existence ne tenait plus qu’à un fil. Fil que je tranchai au moyen d’un ultime projectile magique. Le dernier blême accusa nos assauts répétés et résista à une dernière attaque de Diana, à bout de force. Notre druide gnome, qui reprenait tout juste conscience, l’acheva d’un sortilège de destruction de morts vivants.

La victoire nous souriait finalement, mais nous avions vu la mort de près !
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Glorim
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